Le chien de la gare de Madrid

Aux oiseaux et à tous les animaux

La langue pendante je meurs de soif

de toi

Je cherche ton odeur parmi la chair les gestes

Ici, le bruit me coupe les pattes, les cris me serrent le coeur

Je me sens comme un ventre plié dans tout ce froid

Je cherche où tu es

Est-ce que tu t’es perdu ?

As tu besoin de moi ?

Tu arrives enfin, tu embrasses ta femme, tes filles

Elles te remarquent peu

Elles regardent leurs écrans

Je pose mes pattes sur toi et je me manifeste

Mais tu ne me vois pas

Tu parles une autre langue sans regard sans tendresse

Je commence à trembler car tu ne me vois pas

Je ne suis qu’un objet qu’un prétexte

Et je connais la peur

Pour la toute première fois

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