La langue pendante je meurs de soif
de toi
Je cherche ton odeur parmi la chair les gestes
Ici, le bruit me coupe les pattes, les cris me serrent le coeur
Je me sens comme un ventre plié dans tout ce froid
Je cherche où tu es
Est-ce que tu t’es perdu ?
As tu besoin de moi ?
Tu arrives enfin, tu embrasses ta femme, tes filles
Elles te remarquent peu
Elles regardent leurs écrans
Je pose mes pattes sur toi et je me manifeste
Mais tu ne me vois pas
Tu parles une autre langue sans regard sans tendresse
Je commence à trembler car tu ne me vois pas
Je ne suis qu’un objet qu’un prétexte
Et je connais la peur
Pour la toute première fois
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